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Quelques livres évoqués au cours des derniers mois pour enrichir les vacances.

L’Ordre étrange des choses d’António Damásio, aux éditions Odile Jacob. Les souvenirs sont ainsi. Ils ont leur vie propre, indépendante de la mémoire, du passé comme de l’avenir, et ils peuvent à tout moment submerger le présent comme une vague de solstice balaie une plage, une lagune, un village entier. Mon père lui aussi aimait à raconter… Chronique du 9 janvier 2018.

L’homme inutile de Pierre-Noël Giraud, aux éditions Odile Jacob. On voit par-là que le téléspectateur qui ne pratique aucun sport, délaisse le jardinage et ignore la lecture est d’abord considéré comme un corps à soigner et un ventre à remplir et rarement comme un cerveau à enrichir en éléments de réflexion et dont il faut muscler les neurones, stimuler les synapses et dynamiser les influx nerveux… Chronique du 9 février 2018.

Roman d’Ulysse de Simone Bertière aux éditions de Fallois. La rumeur a pris naissance à la boulangerie puis a gagné le bureau de tabac-presse, le bistrot de la place de l’église et l’officine de la pharmacienne avant de contaminer les hameaux les plus éloignés. Bertrand est de retour ! Mais qui est ce Bertrand ? …Chronique du 23 février 2018.

Et nos frères pourtant de Patrick Le Hyaric, aux éditions de l’Humanité. Abel, le berger, représenterait l’ancien monde des chasseurs-cueilleurs, des aventuriers, des instables, des vagabonds. Caïn, au contraire, qui passe sa vie non pas à rêver le nez au vent mais le dos courbé sur le sol pour lui arracher sa subsistance, serait à l’origine du monde organisé des villages, des villes, des empires…Chronique du 3 avril 2018.

L’Ordre du Temps, Carlo Rovelli, traduit de l’italien par Sophie Lem, aux éditions Flammarion. Le silence mauve se dépose sur le soir et égrène doucement sa mélancolie. Un semis d’étoiles habille le ciel, les constellations font leur grand spectacle. La Grande Ourse, pataude et empruntée, la Petite Ourse tirée par l’étoile polaire, les Gémeaux guidés par Castor et Pollux, Cassiopée la reine déchue. Et, perdue au loin et invisible à l’œil nu, Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche de notre système solaire…Chronique du 27 avril 2018.

La Fraîcheur de l’herbe d’Alain Corbin aux éditions Fayard. Ah le joli mois de mai ! Quel poète ne l’a pas chanté de Virgile à Ronsard, de Charles d’Orléans à Alain Bosquet, de Daniel Cohn-Bendit à Jean-Luc Mélenchon ? Le mois de mai est pourtant l’un des plus diaboliques mois de l’année pour le jardinier…Chronique du 9 mai 2018.

Et si Platon revenait de Roger-Pol Droit, aux éditions Albin Michel. Chaque fleur, chaque crosse de fougère, chaque arbrisseau ont déjà été immortalisés dans la mémoire des appareils. Au point que je me suis demandé si mes compagnons ne découvraient pas plutôt la nature à travers leur petit écran qu’avec leurs propres yeux. Là, la scène m’évoque surtout le fameux mythe de la caverne de Platon…Chronique du 22 mai 2018.

Penser comme un arbre, Jacques Tassin, aux éditions Odile Jacob. Que pèsent les 80 années d’existence moyenne d’un être humain face aux siècles sinon aux millénaires du chêne, de l’épicéa ou de l’olivier ?...Chronique du 29 mai 2018.

Bonnes lectures et bonnes vacances.

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