27 novembre 2018

Retour à la savane.

En automne, la tâche du jardinier se résume souvent à ramasser les feuilles mortes qui jonchent chaque jour un peu plus la pelouse de son courtil. Il en devient disponible pour des promenades par les chemins creux et les bois environnants lorsque le ciel lui sourit sinon aux visites amicales lorsque ses mollets le chatouillent et l’invitent à sortir malgré tout de sa tanière. C’est ainsi que je retrouve Paul à son retour d’un séjour à l’hôpital pour cause d’accident cardiaque.  Les conseils de ses médecins sont simples.... [Lire la suite]
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20 novembre 2018

La cohérence des choses.

    Au bout du chemin creux qui longe mon courtil, il est un ru de peu. Il sourd discrètement quelques perches plus haut d’une énorme rocaille, dévale la colline, s’égare dans les genêts comme s’il voulait s’y perdre, serpente paresseux entre ajoncs et bruyères puis creuse enfin son lit dans le sous-bois de chênes avant de se jeter dans l’ombre de la combe où dort entre ses vergnes un pacifique étang de modeste fortune.  Or il m’est arrivé au détour de flâneries d’apercevoir parfois un linge agrippé aux buissons qui... [Lire la suite]
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13 novembre 2018

L'hiver sera rude

Le vieux chêne, immense, semble vouloir garder la lumière pour lui seul. Mais en fin de matinée, il consent généralement à en abandonner une part à la maison de Joseph. Pour l’heure, la brume enveloppe encore ses entours et le vent de traverse dessine çà et là des fantasmagories de rêve et de poésie. Les cloches de l’église sonnent tierce lorsque je frotte scrupuleusement mes chaussures contre la pierre du seuil, m’ébroue comme un chien qui sort de l’eau et toque à la porte. Entre et ferme donc, me crie la voix éraillée de... [Lire la suite]
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06 novembre 2018

Serge Joncour. Meurtris de corps et d'âme.

     De tristes froidures plongent mon courtil dans une grisaille toute automnale. Pour réchauffer l’air frisquet, une petite flambée d’acacia fume dans la cheminée et, à la radio, le Quatuor Amadeus égrène le deuxième mouvement andante con moto du quatuor à cordes n°14 en ré mineur de Franz Schubert. Ma jeune amie Anaïs est assise dans le canapé, mon chat César allongé de tout son long d’un côté et moi recroquevillé à l’autre bout. C’est heure de l’histoire en attendant l’arrivée de Papa. Comme la dernière fois... [Lire la suite]
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