18 septembre 2018

Le prix d'un moineau

La Marche nuptiale du Songe d’une nuit d’été de Félix Mendelssohn donné la semaine passée à l’Opéra-Théâtre de la Grande Ville trotte dans ma tête comme une ritournelle. La mise en image, comme elle dit, de Juliette Deschamps était audacieuse et originale. L’Orchestre Symphonique de Bordeaux-Aquitaine conduit par Paul Daniel n’en a pas moins respecté le compositeur et Shakespeare lui-même. Ici, également, l’été est fini. Les récoltes estivales sont achevées depuis longtemps. Les moutons paissent dans les prairies. Les vaches... [Lire la suite]
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11 septembre 2018

Le chant des cigales

La scène se déroule lors de la grande migration estivale du quinze août. Les cloches de l’église achèvent de sonner les dix coups de tierce lorsque j’entre dans la boulangerie. Comme d’habitude, la discussion est vive. La boulangère rapporte à l’aide-ménagère de la veuve du notaire une anecdote lue dans le journal. À la recherche de sa monnaie, celle-ci écoute distraitement mais les deux clients qui attendent leur tour en piaffant d’impatience grimacent ouvertement leur mécontentement. Ils ne connaissent pas notre polémiqueuse... [Lire la suite]
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04 septembre 2018

Les sentiers ensoleillés.

     Tu ne sais pas écrire avec ta main ? Ma petite voisine Anaïs revient toute fière de sa première journée d’école en GSM (Grande Section de Maternelle) et elle me voit avec étonnement tapoter sur mon clavier d’ordinateur. Elle, elle sait écrire son nom et son prénom en lettres majuscules et en lettres attachées ! Qu’est-ce que tu écris ? Sous les yeux de Maman qui s’impatiente, je lui explique que je raconte le ciel et les nuages, les arbres et les parterres de fleurs, mon chat César qui dort... [Lire la suite]
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26 juin 2018

Un arbre, un banc, un livre

Quelques livres évoqués au cours des derniers mois pour enrichir les vacances. L’Ordre étrange des choses d’António Damásio, aux éditions Odile Jacob. Les souvenirs sont ainsi. Ils ont leur vie propre, indépendante de la mémoire, du passé comme de l’avenir, et ils peuvent à tout moment submerger le présent comme une vague de solstice balaie une plage, une lagune, un village entier. Mon père lui aussi aimait à raconter… Chronique du 9 janvier 2018. L’homme inutile de Pierre-Noël Giraud, aux éditions Odile Jacob. On voit par-là que... [Lire la suite]
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19 juin 2018

La bonne question.

     La pluie n'était pas prévue. Elle s'est invitée. Ce qui offre une belle opportunité au jardinier pour ne rien faire au jardin et un non moins beau prétexte pour réécouter Laure Favre-Kahn dans le scarbo du Gaspard de la nuit de Maurice Ravel.  La pianiste se joue des périlleuses difficultés techniques imposées par le compositeur et entraîne l’auditeur dans un féérique voyage en compagnie du petit lutin charmeur du poème d’Aloysius Bertrand. Je décide de jouer moi aussi ma partition et allume mon ordinateur. ... [Lire la suite]
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14 juin 2018

Elle m'allait si bien !

     Puisque le ciel persiste à suivre les prévisions de la dame météo, le jardinier jardine sous abri. Profitant alors malicieusement du moment crucial où ses mains sont plongées dans la terre des jardinières pour repiquer les ultimes plants de verveine, de bidens et autres sauges, le téléphone sonne. Je suis dans le fossé ! Tu viens me chercher ? Je comprends bien que ce n’est pas mon interlocutrice qui est dans le fossé mais sa voiture. Mais nous donnons tant d’importance à nos biens les plus... [Lire la suite]
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10 juin 2018

Oradour sur Glane, 10 juin 1944.

    « Lorsque je me promène ici, lorsque je m’assois là, sur ce qui était une petite place, je ne vois pas le même paysage que vous. Je vois un village intact, celui que j’ai connu, jusqu’au jour où les SS sont arrivés. » Ainsi s’exprime Robert Hébras au sujet de son village d’Oradour sur Glane. Un village gai et vivant comme tous les villages des alentours. Traversé des odeurs des champs tout proches, du pain que le boulanger sort du four, de la brillantine des coiffeurs pour hommes, du cuir du cordonnier,... [Lire la suite]
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29 mai 2018

Auprès de mon arbre...

Lorsque je monte à la Capitale, je ne manque jamais de descendre la rue Mouffetard où résident les amis qui m’hébergent. La Contrescarpe où résonnèrent jadis les voix des Colette Magny, Anne Sylvestre et autres Jean Vasca, les petits commerces de primeurs livrés dès potron-minet, les rires, les engueulades, les rengaines bramées à tue-tête et l’église Saint Médard et son grand orgue Stoltz. L’effervescence qui régnait alors n’est certes pas retombée mais je ne me souviens pas que les passants s’ignoraient avec autant d’application.... [Lire la suite]
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22 mai 2018

La cabane abandonnée.

       Une effervescence inhabituelle chahute ma cuisine. Une quinzaine de jeunes élèves d’outre-manche et leur accompagnateur échangent autour d’un thé noir avant de s’élancer dans les bois. J’ai pour mission de leur faire découvrir la forêt voisine au printemps. Les arbres, les buissons et les fleurs, les odeurs, le chant des oiseaux, et, éventuellement, écureuils, renards, biches et chevreuils. Ils sont curieux de tout. Je ne leur prodigue qu’une seule recommandation, mais sans guère... [Lire la suite]
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09 mai 2018

Joli, joli mois de mai.

      Ah le joli mois de mai ! Quel poète ne l’a pas chanté de Virgile à Ronsard, de Charles d’Orléans à Alain Bosquet, de Daniel Cohn-Bendit à Jean-Luc Mélenchon ? Le mois de mai est pourtant l’un des plus diaboliques mois de l’année pour le jardinier. Débordant enfin de courage, il se lève aux aurores, chausse ses croquenots, empoigne ses cisailles, sa serpette et son râteau et se jette à l’assaut des palisses jusqu’ici négligées. Négligées à cause quelque lumbago qui l’aurait cloué au lit, de quelque... [Lire la suite]
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